Immobilier en Suisse : comprendre le marché pour mieux investir

Edouard Clerc

Dans ce nouvel épisode du podcast Resolve, nous recevons Edouard Clerc, fondateur de Inved, une société qui accompagne les investisseurs privés dans le développement de leur patrimoine via l’immobilier. Au fil d’un échange très concret, il revient sur son parcours, l’évolution de son entreprise et la manière dont il combine expertise immobilière et technologie pour aider ses clients à investir de façon plus structurée.

Des réseaux sociaux à une équipe de 17 personnes

Edouard Clerc fait partie de cette génération qui a grandi avec YouTube et les réseaux sociaux. À ses débuts, publier du contenu était surtout un levier de visibilité : c’était le moyen le plus direct de trouver des clients, d’expliquer son approche et de créer de la confiance.

Il raconte avoir misé sur un volume énorme au départ (jusqu’à plusieurs vidéos par jour), avant de réduire la cadence pour augmenter la qualité. Aujourd’hui, Inved compte 17 personnes, preuve d’une croissance solide — sans que ce chiffre ne soit, selon lui, un objectif en soi.

Inved : accompagner les investisseurs privés de A à Z

Le positionnement de Inved est clair : défendre exclusivement les intérêts de l’acheteur.

Edouard explique que l’équipe :

  • aide les clients à définir quoi acheter, où, et à quel prix,
  • travaille la stratégie (rendement locatif vs opération d’achat-revente),
  • intègre les enjeux de fiscalité et de financement (sans faire de courtage),
  • et surtout, cherche des opportunités, notamment off-market grâce à un réseau d’agences et de courtiers.

Le cœur de la valeur ajoutée : transformer un projet d’investissement en plan clair, chiffré, et pilotable.

La “machine” Inved : données, projections, plans financiers

Depuis environ un an et demi, Inved a fortement investi dans la technologie en recrutant des développeurs et en construisant une plateforme interne. Objectif : automatiser ce qui prend du temps, pour se concentrer sur l’analyse et le conseil.

L’épisode détaille les éléments que l’équipe modélise pour chaque opportunité :

  • loyer potentiel, charges, cash-flow net,
  • coût des travaux et scénarios de rénovation,
  • historique des prix sur 25 ans par commune et typologie,
  • projection de performance à 5, 7, 10 ans,
  • possibilités de refinancement et stratégie de réinvestissement.

En bref : une approche très “pilotée”, loin de l’achat coup de cœur.

Fiscalité, énergie, fin de la valeur locative : ce qui pourrait bouger

La discussion aborde aussi les mutations du marché suisse :

  • la fin de la valeur locative (et ses effets indirects),
  • la rénovation énergétique et les futures contraintes,
  • le risque de sous-estimer les CAPEX (rénovation) et même les frais d’entretien,
  • et l’importance croissante de l’intervention de professionnels pour éviter les mauvaises surprises.

Edouard partage l’idée qu’on pourrait voir se creuser à nouveau l’écart entre ancien à rénover et neuf/récent, notamment dans les zones les plus chères où la rentabilité est déjà difficile à trouver.

Immobilier & réseaux sociaux : une transformation inévitable

Enfin, l’épisode revient sur l’évolution du métier : aux États-Unis, vendre via Instagram est devenu normal depuis longtemps. Pour Edouard Clerc, la Suisse suit la même direction : les réseaux sociaux seront de plus en plus le déclencheur (visibilité, confiance, attention), même si le marché conservera toujours une part d’off-market.

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Acquisition

Ce contenu est fourni à titre d'information et de discussion uniquement. Il ne constitue en aucun cas une recommandation, une invitation ou une offre à conclure un contrat, ni à acheter ou à vendre un bien immobilier. Toutes les informations, y compris les faits, les opinions ou les citations, peuvent être condensées ou résumées et sont exprimées à la date de rédaction. Les informations ne tiennent pas compte de la situation financière, fiscale et/ou des besoins d'un destinataire spécifique. En cas de divergence d'interprétation entre les versions française, allemande, anglaise et/ou italienne, seuls les textes en français font foi.